Micro-BNC ou frais réels : vous payez trop ?
En micro, on vous enlève 34 % pour vos frais, sans rien demander. Si vous dépensez plus, vous payez trop d'impôt. Le calcul est là.
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- Votre bénéfice imposable en micro-BNC
- Le même au régime réel
- L'écart entre les deux
- Le montant de frais qui fait basculer
Les deux régimes côte à côte
Dans les deux cas, on part de vos recettes pour arriver à un bénéfice imposable. C'est ce bénéfice-là que vous reportez sur votre déclaration de revenus, et sur lequel votre foyer sera imposé.
Micro-BNC
- Abattement forfaitaire de 34 %, minimum 305 €
- Aucun justificatif de frais à produire
- Un simple livre des recettes à tenir
- Cotisations calculées sur les recettes
- Possible tant que les recettes restent sous le seuil
Déclaration contrôlée
- Déduction des frais réels, sans plafond
- Chaque dépense doit être justifiée et conservée
- Livre des recettes, registre des dépenses, amortissements
- Déclaration 2035 chaque printemps
- Obligatoire au-delà du seuil du micro
Chiffres donnés à titre indicatif, aux taux en vigueur (article 102 ter du code général des impôts, abattement de 34 %). Votre situation peut avoir ses particularités, un expert-comptable reste le mieux placé pour les voir. Et les barèmes changent presque chaque janvier.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'abattement de 34 % du micro-BNC ?
En micro-BNC, l'administration considère que 34 % de vos recettes ont servi à couvrir vos frais professionnels, sans que vous ayez à les justifier. Vous êtes imposé sur les 66 % restants. Cet abattement ne peut pas être inférieur à 305 €, et il ne concerne que l'impôt : les cotisations sociales, elles, se calculent sur la totalité des recettes.
Quand la déclaration contrôlée devient-elle plus intéressante ?
Dès que vos frais réels dépassent 34 % de vos recettes. Un loyer de cabinet élevé, un emprunt, un salarié ou une grosse installation font vite basculer le calcul. En dessous, l'abattement vous donne une déduction supérieure à vos frais réels, sans aucune justification à produire.
Comment passer du micro-BNC à la déclaration contrôlée ?
Par une option à adresser au service des impôts des entreprises, avant la date limite de dépôt de la déclaration de résultats de l'année concernée. L'option vaut un an et se reconduit tacitement. Au-delà de 83 600 € de recettes deux années de suite, la déclaration contrôlée s'impose de toute façon.
La déclaration contrôlée demande-t-elle plus de travail ?
Oui : il faut tenir un livre des recettes et un registre des dépenses, conserver tous les justificatifs, amortir le matériel de plus de 500 € HT et remplir une déclaration 2035. C'est précisément ce travail qu'un logiciel de comptabilité automatise.
Les cotisations sociales changent-elles selon le régime ?
Oui, et de façon importante. En micro, elles sont un pourcentage fixe des recettes. En déclaration contrôlée, elles se calculent sur le bénéfice, avec des taux progressifs et une régularisation l'année suivante. Ce simulateur compare le bénéfice imposable, qui est la base commune aux deux régimes.
Pendant que vous y êtes
Combien allez-vous payer à l'URSSAF cette année ?
Vous entrez ce que vous avez encaissé, on vous dit ce qui part à chaque échéance. ACRE comprise, si vous y avez droit.
Ouvrir le simulateur →Un remplacement à 70 %, ça vous fait combien ?
Une annonce à 70 %, ce n'est pas 70 % pour vous. Les cotisations tombent après. Voilà ce qui reste vraiment.
Ouvrir le simulateur →Le réel, sans les dimanches perdus
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